
Discours de Jean-Luc Moudenc, lors du Conseil d’installation de Toulouse Métropole du jeudi 9 avril
Monsieur le Président le Président de séance, Mes chers collègues, Mesdames, Messieurs,
Tout d’abord pour vous remercier de la confiance que vous venez d’exprimer et de me renouveler, c’est la troisième fois que je suis appelé à présider notre assemblée. C’est quelque chose qui inspire un peu d’émotion, je dois le dire et en même temps un sentiment d’honneur et donc je m’engage à assurer au mieux de mes possibilités, la fonction que vous venez de me confier. Permettez-moi de saluer l’ensemble des élus métropolitains, peut-être en distinguant deux d’entre eux, car c’est l’anniversaire de Christian André, maire d’Aigrefeuille, élu réélu, et Ingrid Berkman, une élue toulousaine qui fait son entrée au conseil.
Je salue tous les élus métropolitains, en ayant une pensée pour ceux qui siègent pour la première fois, 54 nouveaux élus, c’est un taux de renouvellement de 40% environ, ce qui est assez considérable. Parmi ces nouveaux élus, je veux saluer les nouveaux maires, pas moins de 12 nouveaux maires sur les 37 communes de la métropole, Aurélien Andreu-Seigné, de Cugnaux, Bruno Bonardi, de Drémil-Lafage, Patrick Bergougnoux, déjà conseiller métropolitain. Yoan Cabanne, Saint-Alban. Georges Deneuville, Launaguet. Nathalie Gargadennec, nouvelle maire de Lespinasse. Mostafa Lamrhani, Fonbeauzard, Joël Larroque, Montrabé, Bernard Proust, Mons et puis deux maires qui étaient dans une situation particulière, car ils n’étaient pas au conseil de métropole, mais déjà maires élus par leurs conseils municipaux, Frédéric Parre, à Tournefeuille, et Arnaud Sigu à Bruguières. Que nous accueillons pour leurs nouvelles fonctions au conseil métropolitain. Permettez-moi d’avoir une pensée pour les élus qui ont siégé dans la précédente mandature mais qui ne sont plus là, je vais citer les anciens maires qui ont fait le choix de ne pas se représenter. Je pense à Alain Alençon, de Lespinasse, Patrick Delpech, Veronique Doittau, Robert Grimaud notamment. A tous ces anciens maires, j’adresse, et je suis sûr de ne pas le faire qu’en mon nom, une pensée de gratitude pour tout le travail accompli pendant ces 6 années qui ont été bien remplies. C’est vrai que sans être exhaustif, quand on regarde le travail fait entre 2020 et 2026, nous avons beaucoup fait avancer la métropole, avec un nouveau PLUi-H qui a été le résultat d’un travail de longue haleine. 4 années, dans le respect des communes, dans la mise en place des nouvelles législations contraignantes. Nous y sommes arrivés. Quand le vote a été sollicité, l’unanimité des 37 maires a été faite car ça a été un travail métropolitain respectueux de chacune des communes, j’y tiens beaucoup.
Lors de la mandature précédente, nous avons été particulièrement proactifs sur la politique de l’habitat. Je rappelle, des permis de construire délivrés pour 75000 logements, et sur ces logements construits, 60% à prix abordable, 35% de logements sociaux, 25% des logements en accession sociale à la propriété, ce sont des dispositions reconduites dans le nouveau PLUi-H. Nous avions en 2023, abondé, nous avons fait partie des 3 ou 4 métropoles qui ont fait ce choix, de 32 millions d’euros les moyens du logement social. Parler du PLUi-H m’amène à parler d’une figure importante qui s’est éteinte, Louis Besson, un grand ministre du logement, de la politique de la ville, c’est lui qui a mis au point, en grande partie, la fameuse loi SRU, qui vous le savez, oblige un certain nombre de communes à partir d’un seuil de population, à avoir un minimum de logements sociaux. J’ai toujours été partisan de cette loi et à l’heure où la question du logement est à nouveau très importante dans la vie de tous les Français, je ne pouvais pas ne pas saluer sa mémoire, d’autant que je me souviens qu’une autre élue avec beaucoup travaillé avec lui sur les questions de politique de la ville. Nous avons beaucoup travaillé en matière de logement et d’habitat, mais aussi en matière de transport, avec le lancement de ce chantier majeur que constitue la Ligne C du métro, le chantier de la connexion de la Ligne B vers Labège. La mise en service de 13 lignes Linéo, ces superbus à haute fréquence, avec une augmentation de la fréquentation des bus par rapport aux bus classiques qui existaient.
Parler du mandat précédent, c’est dire un mot de l’inauguration du MEETT, un outil considérable, car vous le savez, le nombre d’évènements créés et accueillis est le double de ce qu’il était dans le vieux parc des Expositions. Grâce à ce MEETT, Toulouse est troisième au rang national comme ville de congrès.
En 11 ans d’existence, la métropole a mené de nombreux projets dans de nombreux domaines et a montré la plus-value qu’elle peut apporter. Parler de ce travail, c’est saluer les collègues qui y ont contribué, les anciens, mais aussi les agents. C’est l’occasion d’exprimer ma reconnaissance aux agents de la collectivité qui sont au travail et qui nous ont amené et nous amènent la compétence qui est la leur. A l’orée de ce mandat, nous avons d’autres défis à relever. Je placerais la question du logement en premier. Nous allons, lors de ce mandat, devoir faire vivre le PLUi-H. Nous l’avions voté en décembre dernier, il est entré en vigueur à la fin du mois de janvier, maintenant nous devons dérouler la feuille de route qu’il prévoit et nous allons le faire dans un contexte que vous connaissez, qui n’est pas toulousain mais national, voire même international, un contexte de crise profonde de la production de logement. On n’en produit pas assez en France, pas assez abordables et sociaux. Nous devons prendre cette question à bras le corps. Nous n’avons pas le pouvoir de diminuer les taux d’emprunt, d’influer sur la crise internationale qui fait remonter le taux et risque d’éloigner les citoyens à l’accès à la propriété, et bloquer l’accession au logement locatif que d’autres souhaiteraient avoir.
Cette crise, nous n’avons pas les outils pour la résoudre, mais au niveau local, que ce soit au niveau de la métropole ou des communes, car le pouvoir de délivrance des permis ne relève pas de l’échelon métropolitain qui fixe les objectifs, mais du pouvoir des maires. Nous avons le devoir de mobiliser toutes les possibilités pour être facilitateurs autant que possible de la production de logement. C’est la raison pour laquelle je propose d’organiser en septembre prochaine, pour préparer les choses, un séminaire de travail sur le logement, pour maximiser les moyens locaux pour produire des logements. Je convierai les 37 maires de la métropole, les adjoints à l’urbanisme, les directeurs de services concernés, les outils, que ce soit Europolia, par exemple. L’idée c’est que ce séminaire soit mixte entre les acteurs publics, nous, mais aussi les acteurs privés, la totalité des acteurs du processus de construction, que ce soit les promoteurs, les architectes, les agents immobiliers, les notaires, les professionnels de la construction du bâtiment et des travaux publics, et qu’en prenant le temps, que nous puissions voir les leviers à actionner pour prendre en compte le désir légitime de trop de nos concitoyens qui sont au bord de la route en attente d’un logement, et de plus en plus nombreux, aujourd’hui plus qu’hier, à Toulouse et ailleurs. Nous avons ce devoir d’agir. Les bailleurs sociaux seront conviés à cette séquence de travail.
La deuxième innovation que je propose, ce serait de doter la métropole d’un conseil économique pour avoir un conseil qui réunirait les forces économiques de notre métropole et de nos communes de façon à ce que toutes les politiques publiques que nous conduisons puissent être éclairées de l’avis de ceux qui font l’économie. J’imagine un mécanisme de dialogue à partir d’une double saisine, nous pourrions saisir cet organisme de tout sujet à caractère économique, où nous identifierons l’intérêt des personnes concernées.
Je crois que c’est quelque chose qui est de nature à enrichir nos travaux. Nous faisons cela de manière positive, avec le CODEV, mais pas sur l’économie, sur beaucoup de sujets. Je pense que là, compte tenu des compétences économiques que nous avons, de par la loi, c’est quelque chose qui est une promesse d’enrichissement de nos propres choix et actions.
Un troisième sujet que nous devons travailler, qui est important et complexe, c’est la question des déchets. Vous le savez, on ne peut pas être engagé comme nous le sommes dans les politiques de développement durable, à l’échelle de la métropole ou des communes, sans traiter cette question des déchets. Beaucoup de choses ont été faites. Vous le savez. Les lois se sont succédé, de manière trop rapide parfois, ont abouti à des changements successifs, pas toujours achevés, avec trois grands principes : limiter par des attitudes citoyennes, la production des déchets, et pour les déchets que nous produisons, être capable de les trier de manière plus générale, d’en recycler le maximum possible.
Ce sont trois actes complémentaires, en place, de manière imparfaite, et nous avons tous, pendant nos campagnes électorales, entendu les remarques, et les critiques de nos concitoyens qui ont vu se succéder ces changements dans leurs habitudes qui touchent leur quotidien sans forcément les comprendre, sans forcément être contre, car chacun comprend la nécessité d’être acteur d’un développement durable. Je pense qu’il est nécessaire que nous fassions un point général de tout cela. Il y a une stabilisation législative là-dessus, tant mieux, je crois que le temps est venu de faire un premier bilan de la mise en oeuvre de ces réformes. Sur les déchets verts, nous avons mis en place un système provisoire, nous l’avons dit. On a entendu beaucoup de choses souvent critiques. Mettons tout ça sur la table, les élections sont passées, objectivons, échangeons, croisons les témoignages. Entourons-nous des statistiques des services qu’ils peuvent nous donner. On continue le déploiement des bornes de récupération des déchets alimentaires, c’est assez compliqué, ça se fait par zones géographiques et communes. Il y a 520 bornes déployées actuellement. Regardons aussi combien tout cela coûte. Nous le savons, le législateur, depuis toujours, a le don d’émettre des règles, sans réaliser l’impact financier de celles-ci, que ce soit pour la collectivité ou l’entreprise, ou l’usager. Aujourd’hui, nous avons le devoir, là aussi, de faire un bilan financier.
A la suite de cela, on prendra le temps, je ne mets pas de calendrier en tête en vous parlant, mais il faut s’attaquer à ce sujet avec le double regard métropolitain et communal car les caractéristiques d’une commune de ce point de vue ne sont pas les mêmes. On a le devoir par la loi, d’harmoniser, et non pas d’être dans la situation antérieure, avec des systèmes différents, cohabitants de manière hétéroclite. Il faut parfaire une unité de politique et d’action métropolitaine tout en prenant en compte le vécu de chacune de nos communes et chacun de nos quartiers, avec un objectif : faire en sorte que les décisions prises aboutissent à rétablir un équilibre financier que nous devons.
Quatrième sujet : les transports. Nous devons mener à l’achèvement le chantier de la Ligne C. Il en est à un peu plus de la moitié. Nous avons le prolongement de la ligne B vers Labège. Nous devons regarder comment lancer le SERM, qui est un sujet compliqué, en partenariat avec la région, le département, en lien avec l’Etat. Que ce soit la métropole ou Tisséo, nous devons, dans notre périmètre de compétences, nous devons amener notre contribution, c’est-à-dire des projets, pour autant, nous l’avons dit, et je le redis solennellement, nous ne pourrons avancer qu’à condition d’avoir des moyens financiers. Je ne regarde pas que la métropole et Tisséo, nous sommes très convergents pour dire qu’il faut une augmentation du taux de versement mobilités. Le SERM ne pourra pas voir le jour sans un engagement financier de l’Etat, c’est un projet de l’Etat, à la base. Depuis qu’il a lancé l’idée il y a 4 ans, il n’a pas été en capacité de mettre en place des moyens pour l’idée qu’il avait lancée. La situation de l’Etat n’est pas rassurante de ce point de vue. Les régions actrices des SERM ont besoin de financement. Elles sont prêtes à aller vers l’investissement dans ce domaine, mais leurs ressources ne sont pas suffisantes.
Le besoin financier, les besoins financiers, pour avancer dans ce projet, ils sont réels et nous devrons nous battre, nous coordonner avec nos partenariats si on veut que ce beau projet voit le jour.
Parler mobilités, c’est aussi le Réseau express vélo. Vous le connaissez, nous ne mettons en oeuvre. Les départements et intercommunalités voisines le mettent en oeuvre, nous-mêmes sur le territoire Toulousain, ça représente 290km aménagés de manière qualitative pour les cyclistes, mais aussi pour l’intérêt de tous ceux qui se déplacent, y compris en voiture, et davantage pour ceux qui sont à pied. Sur ces 290 km, nous en avons réalisé la moitié. Il nous appartient de réaliser l’autre moitié, 145km. Autre sujet important, en matière de mobilités, la LGV, ça fait maintenant plus de 2 ans que les travaux sont commencés, par Toulouse, d’ailleurs, le nord toulousain. Un peu moins d’un an qu’ils sont commencés de l’autre côté, au sud de Bordeaux. Il y a une interrogation sur le financement et surtout celui de l’Etat. Nous avons obtenu du Premier ministre qu’il ouvre ce sujet de manière spécifique, je participerai à une réunion de travail avec d’autres partenaires à laquelle il a souhaité que les élus soient associés. Nous attendons de l’Etat qu’il précise sa position, et nous le ferons en lien avec nos partenaires, c’est-à-dire la région Occitanie, la région Nouvelle-Aquitaine, la métropole bordelaise, et je salue Thomas Cazenave à Bordeaux, qui a été élu. Il va, aujourd’hui, être président de la métropole bordelaise. Thomas Cazenave est un partisan de la LGV, c’est un atout de plus dans ce dossier qui est un dossier d’ambition indispensable.
Autre point d’attention, le développement économique et industriel. Nous sommes une majorité d’élus à avoir pris parti pour le développement économique et l’emploi. Nous serons donc facilitateurs de tous les projets industriels qui iront dans le sens du développement. C’est vrai, dans le domaine aéronautique, ce mandat sera important, nous allons accompagner le projet de développement Airbus, car 18 hectares vont être dévolus pour le développement Airbus. Je pourrais parler du développement Safran, avec 120 millions d’investissements, 400 emplois supplémentaires. Un autre sujet, dans le secteur spatial, le projet Bromo, avec les acteurs, Airbus, Thalès et Léonardo, ce serait un projet pour que l’Europe pèse davantage dans le spatial. Ça suscite de l’inquiétude du côté des syndicats car ça signifierait une perte d’emploi. Nous avons à être vigilant là-dessus pour encourager ce qui concourt au développement du spatial, et pour la préservation des emplois. Je parlais du développement, objectif important : le développement durable. Nous avons beaucoup progressé, nous devrons continuer avec la mise en oeuvre d’un nouveau PCAET, pour aller encore plus loin, encore sur tous les leviers. Nous avons un beau projet à faire avancer, qui avance, mais que nous devons faire avancer, le projet des 5 grands parcs, notamment le grand parc Garonne, le parc Canal qui commence, le parc du Touch, le parc de la Margelle. Ça représente pas moins de 13700 hectares.
Donner une perspective de développement durable sur 13700 hectares, c’est structurant. Le développement de notre métropole, nous le concevons pas sous l’angle économique, mais aussi sous l’angle de la qualité de la vie, et avec la volonté de renforcer la place de la nature dans l’espace. C’est un projet qui se conjuguera avec les cours d’eau.
Il y a beaucoup de nouveaux élus, la métropole amène une plus-value considérable. Elle permet de faire des choses ensemble. En cela, nous devons faire progresser l’action métropolitaine. Je réaffirme mon attachement au respect de l’identité communale. Pas de métropole possible sans identité forte et respectée, sinon la métropole serait un outil technocratique, mettant en risque d’être déconnecté de la vie des gens, d’être dans une sorte d’inhumanité, au moment où les gens nous demandent plus de proximité, de dimension humaine. C’est la commune qui l’assure à travers ses élus, les services de proximité, l’action de tous les jours. Je m’attacherai en tant que président à faire vivre ce lien dans un rapport de travail permanent avec la totalité des maires de la métropole. Nous le ferons avec un outil qui a bien fonctionné lors du mandat précédent, le nouveau pacte d’orientation et de gouvernance qui a été mis en place par 3 groupes historiques, il y a 6 ans, outre le groupe métropole d’avenir. Le groupe métropole solidaire, écologique et démocratique, et le groupe des indépendants. Nous avons travaillé ces derniers jours, à réécrire, dans le même esprit mais avec les nouveaux défis, un nouveau pacte qui est un pacte de respect, où chacun garde son identité. Il n’y a pas de débauchage. Que du respect, mais à partir de ce respect, il y a la volonté de travailler ensemble et de converger. Je pense que dans la conjoncture actuelle, avec les affrontements, une brutalisation du débat politique, c’est un contre-exemple que nous envoyons, avec cette volonté d’être constructifs, de considérer l’intérêt général, celui de nos concitoyens, pour améliorer leur vie et préparer le territoire de demain. Ce nouveau pacte, je l’ai souhaité. Le groupe auquel j’appartiens détient la majorité absolue des sièges, je ne veux pas que dans une intercommunalité, le groupe majoritaire gouverne tout seul. J’ai vu que dans d’autres métropoles, le choix est fait à l’inverse. Là où il y avait des pactes transpartisans, semble-t-il se met en place des gouvernances à partir de la force majoritaire. Je trouve cela dommageable, car nous vivons une époque compliquée, que tout ce que nous avons à faire, ce n’est pas simple. Les sujets dont j’ai parlé ne sont pas simples. J’ai la faiblesse de penser que si on est capable de les traiter en étant plus nombreux, avec un spectre plus large, nous faisons des choix plus pertinents, solides et plus en résonnance avec davantage de nos concitoyens. C’est cela aussi, et c’est aussi l’idée que la ville centre, même quand elle est importante, c’est le cas ici, elle doit être dans une relation de travail transversale et horizontale et respectueuse avec les autres communes, quelle que soit leur taille.
Voilà ce que je voulais vous dire, en sachant que le fait d’être ensemble, permettra, je le souhaite, de relever un autre défi auquel nous allons être confronté et auquel tous nos collègues, dans l’ensemble des intercommunalités de notre pays vont l’être, c’est la contrainte financière. Quels que soient les gouvernements que nous aurons, la problématique des finances de la nation est devenue si grave qu’elle produit, on le sait bien, des effets négatifs dans nos budgets communaux, mais davantage encore dans les budget intercommunaux. Quand nous agrégeons la totalité des budgets des intercommunalités françaises, ça représente 20% du budget de toutes les collectivités. Mais la ponction sur les intercommunalités, ce n’est pas 20% mais 30%. Le choix est fait de faire contribuer les intercommunalités et les métropoles aux financements des problèmes financiers de l’Etat. Cela nous impacte. C’est un sujet que nous devrons regarder de manière responsable et collective pour voir comment nous bâtissons une trajectoire d’investissement pour le mandat qui soit supportable, réaliste, et que nous puissions, à cette occasion, prévoir des clauses de revoyure, car si des coups de l’Etat, imprévisibles, qui a lui-même du mal à prévoir ce qu’il va faire, ce qui nous met plus en difficulté, nous devons prévoir une feuille de route pour savoir où nous allons, mais concomitamment, nous devons prévoir des mécanismes de discussion pour actualiser cette feuille de route car nous pouvons avoir, à tel ou tel moment du mandat, une mauvaise nouvelle qui nous tombe dessus et qui viendra rétracter nos recettes et obérer notre capacité à faire, du moins dans le calendrier et l’ampleur prévus, telle ou telle action. Je souhaite que cette manière collective, et non pas politicienne de gérer la métropole et de faire des choix, nous donne la possibilité de faire face à cette contrainte financière dont on sait qu’elle va exister sans connaître les contours. Voilà la difficulté à laquelle nous sommes confrontés. Je suis sûr qu’à la fois, la bonne volonté de chacun, et surtout l’esprit métropolitain qui s’est créé au fil du temps, on a appris à se connaître, que tout cela va nous permettre, j’en suis certain, nous permettra de relever les défis qui sont devant nous.
Mes chers collègues, je vous remercie.
*Seul le prononcé fait foi.



